(Deuxième billet d’une série de 2 sur les érablières du Québec – Lire le 1er « Il est temps de se sucrer et de se coller le bec« )
Osez le foncé au goût prononcé!
Avant les années ’70, chaque érable entaillé était équipé de sa petite chaudière qui se remplissait 2 à 3 fois par jour d’eau d’érable. Aujourd’hui, un réseau de tubulure d’arbre en arbre, telle une toile d’araignée, achemine l’élixir québécois au réservoir d’entreposage. Et c’est la période où cet élixir est recueilli qui détermine la couleur et le goût du sirop et aucunement sa qualité.
On attribue souvent la qualité du sirop à une couleur ambrée claire, et pourtant le plus foncé a tant de goût ! L’eau recueillie au début du printemps donne un sirop généralement clair et un goût légèrement sucré (sirop de classe Extra-clair, Clair ou Médium – AA, A ou B), alors que celle recueillie en fin de saison donne un sirop plus foncé avec un goût plus caramélisé (sirop de classe Ambré ou Foncé – C ou D). Dès 2013, cette classification serait changée afin d’être harmonisée avec celle des 3 autres provinces canadiennes et des 14 États américains producteurs. Une bonne initiative, car la classification actuelle porte à croire que le sirop B, C ou D est de moins bonne qualité, alors que ce n’est qu’une question de goût. Voyez comment cette nouvelle classification serait plus juste :
- sirop d’érable de couleur dorée au goût délicat ;
- sirop d’érable de couleur ambrée au goût riche ;
- sirop d’érable de couleur foncée au goût robuste ;
- sirop d’érable de couleur très foncée au goût prononcé.
Une classification « chacun son goût », moi j’achète !
À lire : Vers un sirop d’érable mieux classé, sans contrefaçon, La Presse, 7 mars 2012 et Nouveau classement du sirop d’érable : Le Soleil , 20 février 2012
| PRENDRE DU « SIROP » C’EST BON POUR LA SANTÉ ! |
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Signé par Diane Drapeau, Association de l’Agrotourisme et du Tourisme Gourmand du Québec.



















